Farandole des nouvelles

Peut-être que lire et écrire, comme rêver et penser, ne servent qu’à faire baisser l’intensité du bruit dans le monde.

En ombre sauvage et sournoise, je suis retournée sur wordpress. Cette plateforme me manquait car elle était pratique, simple d’accès et… répondre aux commentaires, avoir une véritable conversation me manquait. Paradoxe si c’est possible puisque mes études, depuis maintenant deux mois, envahissent mon espace de paresseuse, elles l’ont totalement effacé. Je me trouve donc dans une aporie (autant se servir des mots clés que je devrais employer pendant ma carrière) où, lorsque je m’accapare, telle une voleuse, un temps pour mon plaisir personnel, je coure sur youtube pour y regarder des vidéos qui me vide entièrement l’esprit.

Le blog me manque, trésor enfoui dans la terre, caché dans un champ de courage et d’inquiétude, comme à mon habitude lorsque je souhaite reprendre en main mes passions, j’entreprends un long chantier, d’hésitation, de doute, d’aller retour avant de me forge mon nid. Je ne compte même plus les mois que ce blog a passé en votre présence puisqu’il ne cesse de se mouver dans les hautes herbes par une propriétaire qui n’est jamais satisfaite. Mon grand projet serait de lui offrir un nom de domaine et un design unique ainsi que de changer sa ligne éditoriale. De la littérature l’ouvrir également aux arts plastiques, à la politique, au monde, aux sentiments. Mais cela viendra à point (lorsque j’aurai obtenu mon capes par exemple).

Alors, pour le moment, j’écris ce court billet pour m’exprimer, pour essayer de me dire que je serai plus régulière, néanmoins je sais bien que mes études primeront avant l’écriture bonheur des articles. Pour substituer à ma frustration (voyez l’immense pile de livres lus qui patiente, m’appelle, me supplie de m’en occuper) j’utilise instagram, essaie de faire de jolies photo (avec difficulté), je ne note même plus mes critiques, mes pensées dans mon carnet dédié. Plus j’écris, plus je me dis que j’ai la tête en friche, l’esprit voyageur, en compagnie de nos ancêtres mésopotamiens, vieux de 3000 ans. Car je jongle avec plusieurs récits à la fois (moi qui ne supportais pas), un essai s’acoquine avec un roman. Et l’anthropologie est une de mes matières de cette année pour préparer une épreuve de six heures, c’est comme si je m’immergeais dans une vaste contrée lointaine, non que ça me déplaise, au contraire ! Cependant, lorsque je rentre chez moi le soir, je ne suis plus capable de rien, seulement de regarder mon plafond laissant ma tête s’enivrer, se balader dans les méandres de mon esprit barbouillé. Il ouvre des portes, c’est ainsi que mes dessins apparaissent encrés et colorés d’aquarelles avant de se dévoiler.

Je dessine beaucoup, je n’écris plus, ou très lentement. Avec cet article, j’essaie de reprendre les rênes de ma passion, de retrouver cette symbiose et construire un équilibre. Je me suis un peu exprimée devant vous, mise à nue, comme d’habitude, mais je pense que je ne suis pas la seule dans ce cas où les études ou le travail arrache les moments de quiétude.

La porte est donc ouverte pour discuter.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s