L’oubli

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Lu depuis quelques mois ou quelques semaines (ma notion du temps a le mérite de trouver le néant sur son passage) j’ai repensé à cet ouvrage décrit comme un chef d’oeuvre, encensé par la critique et aimé par son public. Malheureusement, je ne suis pas une heureuse comblée par cette litanie plaintive, par cette réflexion se voulant choquante, poignante. Sur mon chemin j’ai trouvé des phrases volumineuses, criant l’in-sincérité, des phrases plates, appelant à la gloire. Des romans sur la seconde guerre mondiale, sur la Shoah sont édités chaque année mais celui ci était conté par une jeune fille, une de mon âge ayant perdu ses grands parents dans ce moment innommable de l’histoire.

Une voix se pose sur les lignes, l’histoire s’efface pour un cri dans la nuit, il s’agit d’une jeune narratrice, insomniaque, prise sous l’étau des angoisses opaques des ténèbres. Elle songe à ces vies perdues dans cette guerre et le génocide, d’histoire il n’y en a pas. Ce n’est pas dérangeant, les monologues peuvent être intéressants si seulement elle ne se focalisait pas sur son ambition, car ses mots tintent mais semblent gravé dans le rien. Le problème c’est qu’on ne ressent rien. Pas même de compassion, pas de tristesse, pas de choc… rien. J’ai été surprise je l’avoue, de lire certaines critiques élogieuses concernant ce premier roman, certes elle a vingt trois ans, fait déjà parti de la rentrée littéraire, mais l’ouvrage est médiocre. Il y a ce gout amer sur les papilles, ce sentiment de trahison (c’est d’ailleurs pour ça que j’évite de lire des avis avant d’avoir forgé ma propre opinion) qui nous vendait un livre intense, où la beauté du vrai suintait dans les pages ; je n’ai trouvé que des figures de style comblant le vide de la réflexion, des métaphores filées pour se donner bonne allure.

Pourtant l’idée générale pouvait séduire, le point de vu d’une jeune fille de notre génération, cette génération qui grandit, qui n’a jamais vécu la guerre. Le roman pouvait plaire, pouvait donner une secousse aux lecteurs malheureusement il reste fade, creux, plat ; c’est l’envie de terminer le plus vite pour s’en débarrasser qui étreint.

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